Posts Tagged ‘livre’

Level 26, une nouvelle façon de lire

déc
22

Si vous faites partie des gens qui supportent encore les experts (ce n’est plus mon cas, l’overdose ayant eu raison de moi), le livre de Anthony E. Zuiker, le scénariste de la fameuse série, est fait pour vous.

L’histoire dans les grandes lignes : un mega méchant que personne n’arrive a attrapé depuis 20 est poursuivi par un super gentil avec un lourd passé. Ça vous dit quelque chose et oui le principe même du thriller. Sauf qu’ici, les policiers ont décide de classer les criminels par niveau de dangerosité et notre psychopathe se trouve au niveau 26 sur une échelle qui n’en comporte que 25… Cela vous laisse imaginer la cruauté de ses actes.

La grande innovation de Level 26 est que c’est un digiroman ou un livre interactif. Ainsi, toutes les 20 pages, on retrouve dans le livre un code qu’on met sur le site et qui nous permet de regarder une vidéo additionnelle qui motive et aide le lecteur à visualiser l’intrigue. L’idée de Anthony E. Zuiker vient du fait, et il le dit lui même, qu’il est incapable de lire un livre de 500 pages sans piquer du nez. Il espère ainsi récolter parmi ses lecteurs la génération YouTube mais aussi les lecteurs traditionnels de polar puisque ces petits films ne sont pas indispensable à la compréhension de l’intrigue.

Cette communauté loin de s’arrêter aux frontières virtuelles du site internet s’étendent à Facebook, puisqu’une communauté active de près de mille fans s’y retrouve pour échanger autour du roman et des vidéos, et se tenir au courant des dernières actualités.

Un plus de cela une application pour Iphone et Ipod touch a été lancée sur iTunes. Elle permet de visionner de façon optimisée les vidéos liées au roman et de découvrir l’univers sombre et inquiétant de l’auteur.

En bref, ce livre hybride construit des ponts entre le roman et internet et a conquis un grand nombre de fans aux Etats-Unis. Evidemment la qualité rédactionnelle du livre doit être au rendez-vous pour que cela fonctionne mais je pense que ce genre alternatif de roman va être amené à se développer et permettra sûrement de toucher une part de la population pour l’heure peu enclin à la lecture. Expérience vraiment inédite à laquelle on adhère ou pas.

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La publicité est dans le film

mai
9

Comme j’essaie pour ce blog (et aussi pour ma culture générale) d’en connaître un maximum à propos du cinéma, de la télévision mais plus précisément du marketing et de la publicité qui y joue un rôle déterminant, j’ai récemment lu un livre très intéressant à ce propos. « La publicité est dans le film » de Jean-Mark Lehu paru aux éditions Eyrolles. Ce livre nous parle du Branded Entertainment qui se définit comme le fait de faire des placements de produits ou de marques dans l’industrie du divertissement ou du spectacle. En clair, il s’agit de faire apparaître dans le champ de la caméra ou dans le scénario de produits ou de marques que ce soit dans les films, les séries, les jeux vidéo, les émissions voire même dans les dessins-animés. Ce livre nous fait remarquer une quantité de placements que pour la plupart nous n’avions pas remarqué au premier coup d’oeil mais que nous n’avons pas oublié pour autant. Et il est fascinant de voir à quel point tout ce que nous avons pu ne serait-ce qu’apercevoir  a été savament orchestré.

J’ai réalisé un Pecha Kucha sur ce livre qui peut vous donner un petit aperçu de son contenu. Pour rappel, un Pecha Kucha est une présentation powerpoint de 20 slides de 20 secondes qui ne contiennent que des images. Donc voici mon powerpoint et ma présentation.

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La publicité est dans le film
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Une vision plus réaliste de l’enfance selon Sendak

déc
28

Max et les maximonstres, l’un des derniers films de Spike Jonze (le dernier sera bientôt diffusé au festival de Sundance) est l’adaptation du livre de Maurice Sendak. Ce livre à la base destiné aux enfants a créé une vive polémique à sa sortie en 1963. Il choque les adultes qui le trouvent trop effrayant, trop noir. Mais ça ne l’empêchera pas d’écouler 19 millions d’exemplaires de l’ouvrage parce qu’avant tout, il fascine. L’histoire raconte comment un petit garçon de 9 ans se retrouve transporté de sa chambre à une forêt peuplée de monstres dont il va devenir le roi. Ce n’est pas un film pour enfants mais un film sur l’enfance selon le réalisateur. Et si la version originale du titre avait été maintenue, je crois que le spectateur aurait pu s’en rendre compte à son tour .Where the wild things are (c’est-à-dire où les choses sauvages sont) est quand même un titre bien plus évocateur.

Ce livre a fait l’objet de plusieurs adaptations ou de projets d’adaptation pas toujours au goût de Sendak puisqu’il trouve que Hollywood a une vision trop édulcorée de l’enfance. C’est lui qui trouve Jonze et qui lui demande d’adapter son livre parce qu’il lui trouve une étincelle que personne d’autre n’a. Jonze accepte mais pour Universal, un film familial doit répondre à certaines exigences. Ils décident donc d’aller frapper à la porte de la Warner Bros, réputée pour donner plus de liberté aux visions de ses artistes. Le tournage va prendre plusieurs années et les problèmes vont s’accumuler entre autre par le fait que les acteurs jouent dans des costumes très contraignants. Une première version du film est testée en 2007 mais le résultat est sans appel. Il faut absolument des modifications. Le film est jugé trop effrayant et sans histoire. En fin de compte, le film coutera 80 millions de dollars ce qui n’est pas rien pour un film avec peu d’éffets spéciaux. Le 16 décembre, la version finale de ce film à la poésie brute arrivera sur nos écrans.

Y retrouverons-nous nos frayeurs d’enfance ?

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