Posts Tagged ‘Jessica Alba’

The killer inside me : on dit qu’il n’y a pas de mauvaise pub

mai
20

Je vous avais déjà brièvement parlé de The Killer Inside Me dans le billet que j’avais réalisé pour le festival de Sundance. Mais vu qu’on m’a demandé des news sur le film voir même la bande-annonce que j’avais jugée un peu trop violente et choquante, je vais quand même m’étendre un peu plus sur le sujet.

Je vous rappelle dans les grandes lignes l’histoire. Lou (Casey Affleck), l’adjoint du shérif a un tas de problèmes : des problèmes avec les femmes, avec la loi. En effet, Trop de meurtres commencent à s’accumuler dans sa petite ville du Texas. Et surtout, Lou est un tueur psychopathe et sadique qui n’a rien de commun avec Dexter. Pour Lou, il n’y a ni code, ni morale, ses victimes sont innocentes. Alors que les soupçons commencent à peser sur lui, il sait que le temps lui est compté avant qu’il ne soit démasqué.

Mais ce qui a fait couler beaucoup d’encre depuis sa projection au festival de Sundance, c’est la violence extrême qu’il dégage. En effet, pendant la projection, plusieurs personnes sont sorties de la salle écœurées par la violence déployée. Ce film est l’adaptation du roman éponyme de Jim Thompson publié en 1952 et qui est décrit comme un des romans les plus noir et les plus choquant de la littérature américaine. Jim Thompson a réalisé quelques scénarios pour Stanley Kubrick qui s’est exprimé sur le livre en le qualifiant « d’histoire à la première personne la plus brutale et la plus crédible d’un criminel à l’esprit pervers ». Cependant, il ne faut pas oublier qu’à l’image, la violence est toujours plus difficile à encaisser.

Le réalisateur Michael Winterbottom a dû justifier sa démarche. Il a affirmé que cette violence est faite pour choquer et qu’elle ne doit laisser personne indifférent. Selon le cinéaste, il est bien plus problématique de banaliser cette violence en la minimisant que de la pousser à son paroxysme comme c’est visiblement le cas dans The Killer Inside Me. Il a ajouté que la violence est faite pour être horrible.

Mais au-delà de cette violence, ce qui est particulièrement choquant est le fait que l’histoire mêle sournoisement violence et émotion. Les scènes les plus brutales sont celles de la femme (Kate Hudson) et de la maîtresse de Lou (Jessica Alba) qui contrastent avec celles plus propre faites aux personnages masculins. Ce qui soulève un autre problème, certains traitent le film d’œuvre à caractère misogyne. On se rappelle néanmoins que pareilles réactions ont fusé lors de la sortie d’American Psycho en 2000 pour ensuite vite s’atténuer lorsque l’on a découvert que le film avait été réalisé par une femme… Alors pour l’instant, je ne peux pas m’avancer plus. Je préfère me faire une idée par moi-même à la sortie du film qui aura lieu le 18 juin aux USA et vers le mois d’août chez nous.

Pour la bande-annonce, la première a été finalement jugée trop violente et a été retiré de la plupart des sites. Mais une 2ème a vu le jour.

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Valentine’s Day, le film all-stars

fév
16

Après deux mois de règne, Avatar a perdu sa première place au box-office américain et est battu par Dear John qui a rapidement été dépassé par Valentine’s Day le weekend dernier. Valentine’s Day est l’histoire de couples qui s’entrelacent et de célibataires qui s’unissent et se séparent à Los Angeles sous les pressions et les espérances du Jour de la Saint-Valentin. Le film est sorti judicieusement le weekend de la Saint-Valentin qui se trouve être un weekend de 3 jours puisque le lundi est férié aux Etats-Unis pour cause de Presidents Day. Il est entré directement en tête du box-office nord-américain en récoltant 63,1 millions de dollars de recettes en quatre jours. Mais ce succès était-il prévisible ?

On craignait quand même le bon gros coup marketing. Le film choral à la manière Love Actually et à la sauce californienne sorti pour la fête des amoureux, il faut avouer que c’était un peu gros. Mais il faut avouer qu’on aime les films avec ces destins croisés. C’est un élément réussi dans le film puisque la présence d’un fleuriste chargé de livrer les fleurs ici et là, et d’un reporter retransmis sur les écrans aux quatre coins de la ville, permet de faire le lien entre les différentes intrigues sentimentales.

Un des autres éléments marketing est que le film est signé Garry Marshall qui est lui-même sensé signer son grand retour avec cette comédie romantique. Beaucoup diront que depuis Pretty Woman c’est-à-dire plus de 20 ans, le réalisateur n’a fait que des navets. Ainsi, il se permet dans ce nouveau film un ou deux clins d’œil à son chef-d’œuvre que ça soit avec Julia Roberts au casting ou en plaçant une des séquences au Beverly Wilshire (l’hôtel dans lequel résidait Richard Gere).

Et évidemment, l’incroyable casting réuni pour l’occasion est l’argument marketing de poids. Et oui, caster les plus belles gueules d’Hollywood en tenant compte du rapport qualité-prix et en respectant les quotas (un noir, un gay, une gourde, etc), ne tient en rien du hasard. Avec Julia Roberts, Jessica Alba, Jessica Biel, Ashton Kutcher, Anne Hathaway, Jennifer Garner, Patrick Dempsey, Jamie Foxx, etc, on en a pour tous les goûts, tous les âges, toutes les classes sociales et toutes les couleurs d’immigrés. Bien sûr si on est fan de l’une des nombreuses stars, on accourt vers les salles de ciné en étant conscient qu’on la verra peu puisqu’il y a beaucoup de rôles (voire trop).

Bien évidemment, les critiques du film sont mauvaises mais c’est le lot commun des films de  lover, des films de filles. Il est vrai que 70% du public était féminin et que les 30% restant sont surement les valentins de celles-ci.

En Europe, ce succès risque d’être plus mitigé car cette fête super-ancrée dans le paysage américain ne suscite pas autant d’engouement chez nous où le film sortira demain. Quant aux Etats-Unis, la suite qui était déjà prévue avant la sortie de Valentine’s Day, s’appellera New Years Eve et prendra la direction des studios vu les excellents résultats atteints par Valentine’s Day.

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Best of du festival de Sundance

fév
8

Comme promis, voilà mon résumé des films indépendants du festival de Sundance qui ont retenu mon attention.

Tout d’abord, Buried qui est une très bonne surprise de la cuvée 2010. C’est l’histoire d’un entrepreneur américain qui tombe dans une embuscade en Irak et se retrouve enterré vivant dans un cercueil au milieu du désert avec seulement un briquet, un téléphone portable et un couteau. 90 minutes où l’on ressent une tension insoutenable dans ce film hitchcockien porté uniquement par l’excellent acteur, Ryan Reynolds dont la carrière ne fait que croître ces derniers temps. Après le rôle de Deadpool dans X-Men origins : Wolverine et dans le spin-off qui va suivre, il vient de décrocher le premier rôle dans Green Lantern. Et avec ce rôle d’unique acteur du film Buried qui a été très bien accueilli au festival de Sundance, on risque de le voir encore souvent. 

Ensuite, j’aimerai vous parler de Nowhere Boy qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce film raconte l’adolescence de John Lennon, le chanteur des Beatles, ainsi que sa rencontre et son amitié naissante avec Paul McCartney. Et oui, en ce moment, tout le monde adore les films sur la vie des stars (Serge Gainsbourg, Coluche, Edith Piaf, etc). Sam Taylor-Wood, la réalisatrice fait oublier la légende qu’est John Lennon pour le représenter en adolescent paumé au milieu d’une Angleterre bouleversante d’après-guerre.

Et pour finir The Killer Inside Me de Michael Winterbottom. Ce film a provoqué la controverse au festival. On le dit doté d’une violence extrême et inutile ce qui ne va pas l’aider à se trouver des distributeurs qui en temps de crise préfèrent miser sur un investissement sûr. Le film raconte la vie d’un shérif texan dont les tendances psychopathes prennent de plus en plus le dessus. Casey Affleck campe ce tueur fou. Jessica Alba et Kate Hudson font elles aussi parti du casting. Même la bande-annonce (bien trop longue) a créé la polémique et il faut avouer que le côté brutale et choquant est vraiment le but recherché.

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