Archive for the ‘Disney’ Category

La publicité est dans le film

mai
9

Comme j’essaie pour ce blog (et aussi pour ma culture générale) d’en connaître un maximum à propos du cinéma, de la télévision mais plus précisément du marketing et de la publicité qui y joue un rôle déterminant, j’ai récemment lu un livre très intéressant à ce propos. « La publicité est dans le film » de Jean-Mark Lehu paru aux éditions Eyrolles. Ce livre nous parle du Branded Entertainment qui se définit comme le fait de faire des placements de produits ou de marques dans l’industrie du divertissement ou du spectacle. En clair, il s’agit de faire apparaître dans le champ de la caméra ou dans le scénario de produits ou de marques que ce soit dans les films, les séries, les jeux vidéo, les émissions voire même dans les dessins-animés. Ce livre nous fait remarquer une quantité de placements que pour la plupart nous n’avions pas remarqué au premier coup d’oeil mais que nous n’avons pas oublié pour autant. Et il est fascinant de voir à quel point tout ce que nous avons pu ne serait-ce qu’apercevoir  a été savament orchestré.

J’ai réalisé un Pecha Kucha sur ce livre qui peut vous donner un petit aperçu de son contenu. Pour rappel, un Pecha Kucha est une présentation powerpoint de 20 slides de 20 secondes qui ne contiennent que des images. Donc voici mon powerpoint et ma présentation.

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La publicité est dans le film
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Disney compte ses dollars par millions au Pays des Merveilles

mar
7

En ce moment, Alice aux Pays des Merveilles est une véritable source de jubilation pour Disney qui ne s’attendait quand-même pas à pareille « merveilles ». En effet, la dernière perle du réalisateur déjanté Tim Burton a glané pas moins de 45 millions de dollars pour son premier jour d’exploitation et déjà une approximation de 116 millions de dollars pour ses 3 premiers jours. Il pulvérise ainsi le record de recettes pour un premier weekend d’un film sorti en mars en détrônant le film 300 avec 70 millions. Grâce aux personnages mythiques, à la popularité spectaculaire de Johnny Depp, au génie de Tim Burton et à l’effet indéniable de la 3D, les rumeurs de boycott du film par certains complexes cinématographiques n’ont pas entaché l’envie du public de se rendre en masse dans les salles. Et oui, c’est quand-même le 6ème meilleur premier weekend de tous les temps !

Il est vrai que le film a failli ne pas sortir en salle dans certains pays d’Europe. En effet, la décision de Disney d’avancer la sortie DVD du film en le sortant 12 semaines après sa diffusion en salles et non 17 comme il est convenu dans les différents accords internationaux avait provoqué la colère des exploitants des salles et ils avaient donc décidé de contrer le fléau en boycottant le film. Pour les exploitants, cette décision, d’une part, réduirait considérablement leurs recettes en diminuant la durée de vie en salles du film puisqu’il est le blockbuster annoncé du printemps. Et d’autre part, les investissements nécessaires à la modernisation et à l’adaptation de leurs salles à la 3D deviennent d’autant plus lourds si les films en 3D ne disposent que de 12 semaines en salles et par conséquent le manque à gagner est trop important. Bien que Disney ai assuré qu’il s’agissait d’un cas exceptionnel. De son côté, le studio Disney se contente de jeter la pierre sur les pirates. Bien qu’en réalité, Disney veux juste profiter de la médiatisation du film pour sa sortie DVD étant donné que la promotion des films est de plus en plus chère autant la rentabiliser au maximum. Sans compter qu’on ne sait pas vraiment ce que peut engendrer financièrement un DVD d’un film en 3D dont 70% des recettes en salles proviennent des projections 3D. Au final, les différents partis ont négocié et sont parvenus à un arrangement qu’ils n’ont pas rendu public même si l’on sait que le film sortira bien en DVD après 12 semaines (il n’est donc pas exclus que l’accord final possède des échanges financiers). 

Ce n’est pas la première fois qu’un film en 3D avance sa sortie DVD. C’était le cas avec GI Joe pour la Paramount, avec Tempête de Boulettes Géantes pour la Columbia et la Warner y songerait sérieusement pour Le Choc des Titans et Harry Potter 7. Mais dans les cas précédents, ils avaient annoncé la sortie anticipée du DVD alors que le film était déjà à l’affiche provoquant ainsi son retrait immédiat chez certains exploitants. Alors que dans le cas d’Alice au Pays des Merveilles, l’empire de Mickey avec son dirigeant aux méthodes radicales, Iger ne s’était pas gêné pour annoncer la couleur.

En tous les cas, Alice aux Pays des Merveilles est encore un excellent film du duo Burton/Depp qui ne perd rien de son génie.

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Retour aux traditions chez Disney

jan
18

Retour aux princesses des contes de fées et aux princes changés en crapaud pour Disney avec La princesse et la grenouille. Mais c’est d’avantage ce « retour vers le futur » à l’animation traditionnelle en 2D à l’heure du numérique qui crée vraiment l’événement. Les studios Disney reviennent à ce qui a fait leur légende : les films d’animation dessinés à la main. Après avoir annoncé qu’ils renonçaient au simple crayon, Disney fait un pari audacieux, sachant que le dernier en date qui a remporté un succès au box-office était Tarzan en 1999, suivi de La planète au trésor en 2002 pour qui la chute a été rude. Nous avons eu droit à ce retour aux sources grâce à Pixar aussi bizarrement que cela puisse paraître, eux qui avaient presque enterré les fusains pour les ordinateurs et leurs images de synthèse avec Toy Story ou Le monde de Némo. Sur ce coup-ci, Disney a tout simplement voulu se placer n°1 mondial sur tous les fronts. Après, le rachat de Pixar par Disney en 2006, John Lasseter se retrouve à la tête de 2 studios d’animation. En relançant le département d’animation manuelle et en développant en même temps l’animation en images de synthèse (Rapunzel, en 2010), Lasseter vise la création d’un empire sans rival. Mais ce projet n’est pas sans risque puisque La princesse et la grenouille a couté pas moins de 105 millions de dollars alors que son succès est loin d’être assuré.

Outre le retour aux bons vieux dessins animés de notre enfance, ce qui fait parler du film est surtout le fait que pour la première fois, l’héroïne est afro-américaine. Après Pocahontas, Mulan ou Jasmine, le monde merveilleux de Disney accueille une nouvelle princesse issue de la diversité, Tania, jeune serveuse dans un bar de la Nouvelle-Orléans des années 20. Il est fort probable que le film surfe sur la vague Obama. Même si, les studios nous rassure, il était déjà prévu bien avant l’entrée du premier président noir à la maison blanche. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette nouveauté a crée une vive polémique aux Etats-Unis. Si bien que John Lasseter a décidé de changer la version originale où l’héroïne s’appelait Maddy et était femme de chambre. Mais trop tard, les accusations de racisme étaient lancées : les personnages sont trop clichés, le prince a la peau trop blanche et aucun afro-américain n’a participé au film. Un véritable casse-tête pour Disney qui se serait bien passé de cette mauvaise pub, eux à qui l’on reproche parfois d’être trop conservateur.

A vous de juger !

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