Archive for mars, 2010

Chuck et Subway, main dans la main !

mar
28

L’épisode de la série Chuck de cette semaine m’a inspiré ce billet. Puisqu’en regardant l’épisode, la pub pour les restaurations Subway m’a explosé au visage. Rien d’étonnant à cela en soit vous me direz car il est de plus en plus courant que les pubs fassent partie intégrante des séries. Mais dans cet épisode, plutôt que de faire un placement furtif de la marque, le sponsor de la série vient carrément s’immiscer dans l’intrigue et nous saute autant au visage que FedEx dans Seul Au Monde. En effet, les personnages se retrouvent dans un Subway et rompent le pain (un sandwich Subway thon-pepperoni) pour enterrer la hache de guerre, le tout entouré de logos, d’affiches et de distributeurs Subway.

 

Je me suis donc posé la question de savoir pourquoi les producteurs avaient fait ce choix plutôt que de faire un placement plus discret de l’enseigne. C’est là que je me suis rappelé que Subway avait fait plus que son devoir de sponsors en contribuant en grande partie à sauver la série l’année dernière. La chaîne de restauration rapide Subway avait à ce moment là rejoint les fans pour sauver la cause en créant un sandwich Footlong à 5$ pour l’occasion et pour chaque sandwich acheté, un mot était envoyé à la NBC. Et ça a marché puisque la série a été reprogrammée pour une troisième et probablement dernière saison. Donc, en fin de compte, ce n’est qu’un juste remerciement de la part de la série. Et le fait que cette publicité soit si tape-à-l’œil ne parait plus si bizarre. En effet, à cause de cette opération sauvetage de Chuck par Subway, tout le monde sait bien que les 2 sont étroitement lié alors plus besoin d’être subtile !

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Charmed, le pouvoir des 3 de retour en BD

mar
21

Comme je ne suis pas particulièrement inspiré par l’actualité du cinéma et des séries en ce moment, j’ai décidé de vous parler d’une série qui s’est arrêté en 2006. Il s’agit de la série Charmed qui en son temps réunissait des millions de téléspectateurs à chaque épisode.

La série produite par Aaron Spelling (Dynastie, Beverly Hills 90210, Melrose Place, …) mettait en scène les trois sœurs Halliwell qui héritaient de pouvoirs de sorcières et qui devaient se battre quotidiennement contre les forces du mal qui hantaient les rues de San Francisco. On y retrouvait Shannen Doherty (Prue), Holly Marie Combs (Piper), Alyssa Milano (Phoebe) et par la suite Rose McGowan (Paige) qui apparaitra après le départ de Shannen Doherty.

Alors comment entretenir l’engouement des fans pour une série qui s’achève ? En faire une bande dessinée bien sûr. A l’instar de Buffy contre les vampires ou d’Angel, la série télévisée américaine Charmed s’offre donc une seconde vie en comic-book avec de nouvelles aventures inédites. Puisque les comics de Bully qui ont pris le relais après la fin de la série ont fait et font toujours un gros succès pourquoi pas Charmed ?

C’est Zenescope Entertainment qui a acquis les droits d’adaptation en bandes dessinées de la série. L’éditeur américain, fondé en 2005, s’est spécialisé dans l’adaptation de films (Se7en, Destination Finale,…), de contes (la série des Grimm Fairy Tales ou encore Alice aux Pays des Merveilles) et d’histoires horrifiques (The Piper, The Straw Men,…). Les scénarios seront réalisés par Paul Ruditis (déjà auteur de plusieurs nouvelles de Charmed) et Raven Gregory (Wonderland Trilogy) tandis qu’au dessin, nous retrouveront Dave Hoover (Captain America, The Wanderers). L’histoire devrait reprendre là où la série s’est arrêtée afin de respecter les fans et de ne pas dénaturer la série. 

Vous pouvez découvrir l’image promotionnelle qui suit avec le nœud de la trinité qui est le symbole de la série que l’on retrouve sur la couverture du Livre des Ombres.

Le numéro 0 devrait paraitre en juin prochain tandis que le numéro 1 sera présenté au Comic Con de San Diego en juillet.

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Logorama, un message délivré avec talent

mar
19

Comme je m’efforce habituellement de parler de marketing dans chacun de mes billets et vu que j’ai parlé des Oscars la semaine dernière, il m’était donc impossible de ne pas parler de Logorama. Ce court-métrage de 17 minutes à permis aux français de ne pas rentrer bredouille de la célèbre cérémonie des Oscars alors qu’ils comptaient quand même sur Un Prophète de Jacques Audiard pour ramener une petite statuette dorée. En effet, le film a séduit les américains qu’ils lui ont décerné l’oscar du meilleur film d’animation.

Le collectif H5 composé de François Alaux, Hervé De Crécy et Ludovic Houplain ont réalisé un court-métrage qui met en scène la ville de Los Angeles cannibalisé par les marques publicitaires où des panneaux géants font figure de bâtiments et des mascottes d’enseignes, de héros.

A la cérémonie, son producteur, Nicolas Schmerkin a remercié avec humour « les 3000 parrains non officiels qui sont apparus dans le film » et assuré « qu’aucun des logos n’avait été maltraité pendant le tournage ». Il est vrai que ses créateurs se sont exposés à plus de 3000 procès avec ce film pour utilisation de logos sans autorisation. Mais ils nous rassurent leur avocat possédait déjà leurs arguments de défense et tout un dossier de jurisprudences relatif au détournement, caricature, droit à la parodie comme Toniglandyl (marque de dentifrice inventée par Les Nuls) l’avait fait il y a quelques temps. En effet, le droit international protège les logotypes des marques infiniment mieux que des droits individuels tels que la liberté d’expression. Néanmoins, aucune marque à l’heure actuelle n’a porté plainte pour contrefaçon ou atteinte à la réputation des entreprises. Pourquoi ? Et bien parce que le succès met à l’abri de ce genre de problèmes et surtout parce que son discours est d’une ambivalence comme on les aime dans le monde de la communication. D’un côté, il y a ce scénario subversif avec un Ronald McDonald en cambrioleur fou furieux ou un séisme qui engloutie cette drôle de cité des anges et d’un autre côté, on retrouve une fascination pour la société de consommation, un drôle d’hommage naïf et faussement séditieux de la part de ses meilleurs ouvriers. Ses auteurs se vantent de jouer un vrai coup de poker en s’offrant un droit de réponse aux marques qui ne demandent pas d’autorisation préalable pour s’immiscer dans nos cerveaux au quotidien. Donc, en fin de compte, le film ne s’attaque pas aux marques, il ne fait que jouer sur leur terrain en caricaturant un peu le processus. Même si d’autres peuvent y voir un cauchemar qui nous proposerait de nous abrutir d’images plaisantes en attendant d’être engloutis par les effets de notre propre inconscience.

Le buzz autour de Logorama a été savamment orchestré à coup de diffusions puis de suppressions sur Youtube ou Dailymotion ce qui est une manière d’utiliser la diffusion illégale ou du moins clandestine de contenus soumis à copyright de façon très intelligente. D’un côté, elle permet à ses auteurs d’en garder la maîtrise et en même temps d’en doser la popularité. Cela permet en même temps de faire circuler des extraits sur la toile et de créer la rareté.    

Certains disent que les français ont gagné l’oscar parce que c’est un film que les américains n’auraient jamais osé faire par peur des lois qui entourent les marques. Ainsi, ils ont vu Logorama comme un hymne à la liberté d’expression et un pied-de-nez aux censures qui touchent aux marques. 

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